Sùur gomdé

# Posté le lundi 06 avril 2009 09:33

kis sid nè tùuma Vidéo

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# Posté le lundi 06 avril 2009 09:27

baloukou hommage a rodman

Baloukou un groupe de Ouagadougou a perdu un de ses membre, Rodman dans un accident. Dans ce clip vidéo ses camarades lui rendent hommage.
# Posté le dimanche 29 mars 2009 06:38

Bil Aka Kora offre « Yaaba » aux mélomanes

Bil Aka Kora offre « Yaaba » aux mélomanes
Le jeudi 19 mars 2009 à 10 heures, l'artiste musicien Bil Aka Kora et son staff managérial ont rencontré la presse dans la salle du Petit Méliès du Centre Culturel Français Georges Méliès de Ouagadougou. Il s'est agit pendant cette rencontre de présenter « Yaaba » son nouvel de album réaliser par le musicien Congolais Ray Lema.

Par David Sanon

« Yaaba », le 4ème album de Bil, a mis du temps pour naître. Mais en l'écoutant on comprend tout de suite pourquoi tout ce temps consacré à sa conception. Le long travail fait sur les voix et la justesse du jeu des instrumentistes est remarquable. La « famille Djongo » a mûri grâce à la complicité qui les lie depuis plus de 12 ans. « Yaaba », avec ses 11 titres, est un hymne à « l'interculturalité ». L'artiste y parle du combat pour la pitance quotidienne, l'argent, le pouvoir, ainsi que de la perte de nos repères sociétales.
Une alchimie musicale réussie, voilà ce que c'est que « Yaaba ». Bil que l'on sait très méticuleux avoue avoir parfois pris 3 à 4 mois pour parfaire certains morceaux. C'est tout à son honneur, car on le savait attacher à la qualité et il confirme tout le bien que l'on pensait de lui à travers cette œuvre de très belle facture.

L'album chanté en gourounsi, mooré, français et anglais, comporte 4 reprises qui permettent de se rendre compte de l'évolution et donne de la lisibilité à l'ampleur du travail abattu. La fluidité avec laquelle on navigue d'un rythme à l'autre dans le même morceau témoigne de la grande maîtrise instrumentale et surtout de la qualité des orchestrations. Et « Yaaba », le titre éponyme de l'œuvre est une illustration de ce travail d'orchestration. Quand on aime la musique africaine de recherche, qui fusionne plusieurs instruments et genres musicaux comme Sally Niolo et Baba Maal le font si bien, « Yaaba » ne peut être que du pain béni. Bil s'inscrit de façon notoire avec cet album dans le sillage de ceux qui arrivent à faire savourer tout le plaisir qui découle de la rencontre des voix, des musiques et des instruments.

C'est Ray Lema, ce géant de la musique africaine, qui a réalisé l'album. Il a voulu que Bil se révèle dans cet album comme il est vraiment. A l'écoute, les morceaux nous convoquent à vivre les émotions de l'artiste à travers son souffle. Les arrangements nous mettent en présence de la vie en nous laissant entendre ses respirations. Ray n'a ni dénaturé ni étouffé Bil, bien au contraire, il l'a conduit à imprimer sa personnalité sur cet album. Des contributions artistiques du célèbre bassiste Camerounais Etienne M'Bappé et son violoniste Clément Janet, ainsi que Ildévert Médah artiste comédien et acteur Burkinabé son du pur bonus.

Un grand concert live est prévu au CCF Georges Méliès de Ouagadougou ce 27 mars, et du coté du Jardin de la musique Reemdoogo les 3 et 4 avril 2009. Avant d'entamer dès fin mai une série de spectacles en France notamment à Chambéry, Lyon, Epinay et au Festival Africa Fête à Marseille en Juin.
# Posté le mardi 24 mars 2009 15:57

Le clap départ de la 21ème édition du FESPACO a été donné

Ce samedi 28 février 2009, le Stade du 4 Août à Ouagadougou a été le théâtre de lancement du 21ème FESPACO. Venus de partout, le public est venu porter son soutient à cette institution qui fête ses quarante ans lors d'une cérémonie riche en sons et lumières.

Le temps caniculaire qu'il fait à Ouagadougou en ce dernier jour du mois de février n'aura pas suffit à dissuader la population. Dès la fin de la matinée, bravant la poussière d'un hamattant persistant, venant des quatre coins de la ville ils sont de tous ages, de toutes conditions sociales et de toutes nationalités. Asiatiques émerveillés, Européens aux airs de connaisseurs, Africains arborant des dreadlocks, filles à demi habillées par des tenues cachant à peines leur nudité, petits vendeurs ambulants de gadgets du festival, policiers carrés, fillettes surexcitées, c'est l'ambiance pittoresque qui régnait autour du Stade du 4 Août à l'occasion de la cérémonie d'ouverture du 21ème FESPACO. Le couple Kouanda avec son bébé de 3 mois n'a pas voulu ce faire conter l'événement. A la question s'il n'avait pas peur de la bousculade, monsieur répond : « Comme ce n'est pas pour faire du mal, Dieu va nous protéger ».

A l'intérieur, les gradins sont brûlants. Mais les festivaliers n'en ont cure. Ce qui compte ce soir, c'est la fête. Hé oui la fête ! Ils avaient raison car elle a tenu toutes ses promesses. Les artistes retenus pour égayer le public ne se sont pas économisés. Quoi de plus normal quand tout autour de soi plus de 40 000 personnes communient avec la même énergie. C'est ainsi que les Burkinabé Alif Naba, le groupe Yeleen, Sissao et le Ghanéen Kodjo Antwi ont assuré leur partition. On retiendra aussi et surtout le grandiose spectacle créé par la chorégraphe Irène Tassembedo, qui deux mois durant a travaillé avec des profanes de la danse pour créer un spectacle de 40 minutes. Le résultat est plus que concluant. L'Afrique est unique dans sa diversité et Irène l'a montré en faisant le tour du continent à travers les pas de danse interprétés.

« Il faut repenser le FESPACO et opérer des réformes pour remettre le cinéaste au centre des préoccupations du festival parce que sans cinéaste pas de FESPACO. » c'est en substance ce que le Premier Ministre a déclaré à la presse. Des interventions des officiels, on retiendra cette information majeure donnée par Monsieur SERPOS de l'UNESCO. Il s'agit de l'ouverture prochaine du Centre International des Cultures à Ouagadougou pour aider l'Afrique à développer ses industries culturelles créatives. Cela pour réaffirmer l'engagement de l'Etat à réformer ce festival qui a, à n'en pas douter besoin d'un nouveau souffle pour faire face au lot de défis qui ne fait que s'accroître. On sait aussi que l'une des plaies du cinéma africain c'est le manque d'un véritable circuit de distribution. C'est pour contribuer à le décharger de ce fardeau que la France par la voix de son ambassadeur promet en plus des soutiens traditionnels à la production, s'engage à diffuser les films primés au FESPACO dans une cinquantaine de salle française.

Il faut rappeler qu'à la date butoir du 31 décembre 2008, ce sont 664 œuvres qui ont été enregistrées. Les cinéphiles pourront visionner 374 dont 128 en compétition officielle pour s'adjuger les 24 prix mis en jeu cette année. Les autres seront en découvertes. La fête garde son caractère populaire mais il n'y aura plus de projection en plein air. Le comité d'organisation est résolument décidé à faire renaître chez les amoureux du 7ème l'envi d'aller vers les salles obscures. C'est ainsi que de 9 salles en 2007 on passe à 14 salles pour l'édition 2009.

Après le géant éblouissant feu d'artifice qui a créé un univers de rêve, le quartier Gounghin est retombé dans une nuit qui ressemble à tout point de vue à celles qui la couvrent depuis toujours. L'engouement était total à la cérémonie d'ouverture. Il reste à souhaiter que les organisateurs minimisent les ratés, que les professionnels approfondissent les réflexions quant au devenir du cinéma africain, que les festivaliers aient le cœur à la fête et que la population ouagavilloise garde le même enthousiasme pour une semaine pleine de passion cinématographique.

Bonne semaine du cinéma africain à tous !
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# Posté le lundi 02 mars 2009 16:36