Sylvain Dando Paré le tutoyeur de la basse

Sylvain Dando Paré le tutoyeur de la basse
Bassiste, auteur, compositeur, arrangeur et producteur, Sylvain Dando Paré à plus d 'une corde à son arc. Depuis sa première scène en 1991, il se bat de toutes ses force malgré les écueils pour rendre à l'instrumentiste la place qu'il mérite. Cet adepte de la musique vivante est un véritable rassembleur.

Fils de douanier, il a beaucoup sillonné le Burkina pour raison de service de son papa. Cela enrichit ses compositions aujourd'hui. Il extériorise tous ces sons enfouis en lui depuis sa prime enfance. Il a découvert la musique grâce à son père qui jouait à la guitare. L'ami et collègue de son papa, Seydou Diallo, lui faisait écouter Georges Ouédraogo, Steel Pulse et bien d'autres. C'est ainsi que le virus de la musique le prend. Sylvain est arrivé à basse parce qu'il cassait les deux premières cordes de la guitare. Aujourd'hui, il fait parti des meilleurs bassistes de la sous région. Qui ne se rappelle pas de ses notes et arrangement sur le titre « Bétaro » de Djata Ilebou ?
Tout n'a pourtant pas été facile pour ce monsieur au sourire contagieux. Troisième fils d'une famille qui en compte sept, Sylvain a quitté les siens et l'école à l'age de 16 ans à la suite du dégagement de son père sous la Révolution. Il ne supportait pas l'idée de voir un jour l'équilibre d'une famille qu'il avait connu harmonieuse s'ébranler. Refusant de devenir délinquant, il part à la rencontre avec lui même. « C'est ainsi que la musique m'appelé » ditt-il.
Sylvain a été à la base de la création de nombreux groupes musicaux. Mais il est chagriné de voir ces groupes se décomposer chaque fois qu'un membre part avec une femme blanche, croyant avoir trouver la solution. Il est peiné de voir tous ces instrumentistes de talents incapables de construire ensemble : « Nous avons créer trop de groupes qui, sans ambitions ne sont pas arrivés à aller au bout de leurs rêves ».
En plus de tous les grands noms de la musique burkinabé qu'il a accompagnés, il a aussi joué avec Irénée Granier (Italie) et l'immense percussionniste Indien Achiva Mani. Ceux qui ont fréquenté le village du festival cette année, ont dû voir ce monsieur tutoyer la guitare basse tous les soirs avec dextérité.
La plus belle chose qui lui soit arrivée depuis le début de sa carrière en 1991, c'est sa rencontre avec Etienne M'Bappé cet icône camerounaise de la basse. Sylvain compte travailler pour jouer comme Etienne qui lui a d'ailleurs donné sa guitare estampillée à son nom. Il est prêt à dire à qui veut l'entendre que « Le Burkina Faso est plein d'instrumentistes de talent. Le Ministère de la culture pourrait décider de lancer la carrière internationale de 5 artistes chaque 2 ans. Cela serait plus profitable à la musique burkinabé que ce qui se passe aujourd'hui ». Selon lui si les gens sont moins pressés et s'il y'a plus de résidences de création, notre musique connaîtra un bel essor. En plus des plats comme le tô et le haricot qu'il affectionne, Sylvain aime combiner les instruments traditionnels des terroirs goin, bwa, san et gulmace qu'il connaît bien. Il veut aussi conquérir la planète. Car comme il le dit « un artiste qui ne tourne pas, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas ».
Père d'un enfant, Sylvain est un c½ur à prendre, car la basse, la nage et les causeries entre amis qu'il aime n'ont pas pris tout son c½ur. Avis aux intéressées.
Le jeudi 22 mai prochain au Jardin de la musique Reemdoogo, il donne un spectacle en hommage à son père et à Seydou Diallo qui ont semé en lui le germe de la musique. Tout cela en attendant la sortie du premier album qu'il dirige en tant que producteur.

David Sanon

# Posté le mardi 20 mai 2008 16:19

Modifié le mercredi 21 mai 2008 17:03

Bobaraba : Le culte de l'illusion. Attention, danger !

Bobaraba : Le culte de l’illusion. Attention, danger !
Bobaraba : Le culte de l'illusion. Attention, danger !

De tout temps, on sait que les femmes ont affronté des souffrances, des dangers, pour être belles. Pour plaire à ces messieurs, elles sont prêtes à prendre des risques extrêmes. Il ne faut pas s'étonner aujourd'hui que pour répondre à certains canons de beauté chers aux hommes, elles aillent jusqu'à pratiquer la chirurgie esthétique ou à recourir à des formes de manipulation génétique pour arranger telle partie du corps à mettre en évidence par rapport à telle autre.
Il est reconnu que chez les hommes, les parties de la femme qui exercent le plus d'attrait, ce sont les jambes, les seins et surtout les fesses. Et là, en Afrique, les fesses apparaissent comme l'attrait par excellence chez la femme. Pour ces femmes qui ont reçu, grâce à dame nature, cette marque de beauté comme par exemple celles qu'on rencontre chez les Bouchimans et Ottentos en Namibie à la stéatopygie légendaire, c'est du pain béni mais lorsqu'on n'a pas été gâté comme elles, on peut tout de même forcer la nature, surtout que la science nous en donne amplement les possibilités.

C'est ce que depuis la belle époque où tout feu tout flamme, Mobutu régnait sur le Zaïre, les femmes là-bas ont découvert. Leur imagination aidant, elles se sont dit que si les comprimés arrivaient à faire grandir en proportions extraordinaires telle partie ou telle autre d'un animal pour répondre au goût du client, elles pourraient elles aussi –en utilisant ces mêmes comprimés- cibler leurs fesses pour leur donner beaucoup plus de rondeur, d'amplitude afin de satisfaire la vue de l'homme et d'aiguiser son intérêt. Quelques revues ont parlé de ce phénomène sans qu'on se doute qu'il se répandrait comme une traînée de poudre sur le continent. Les sciences de la communication aidant, Abidjan a été gagnée à son tour par la folie et il n'est jusqu'aux chanteurs et artistes qui ne se soient mis de la partie pour exalter les gros postérieurs, avec une danse fessière qui fait fureur, le « bobaraba » (qui signifie grosses fesses en malinké). Le mot est devenu synonyme de gros postérieur et il n'est jusqu'aux fillettes qui, regardant la télévision, rêvent d'avoir des « bobaraba » pour réussir dans la vie.

Les fesses bien rebondies sont ainsi mises en relief et des démarches particulières sont adoptées selon que la femme porte le pagne, le pantalon Jean, le Patd'Eph ou la jupe.

Mais voilà, le hic, c'est que pour atteindre le sommet de ces canons de beauté, les produits utilisés qui servent aux animaux, et qui ne font pas déjà l'unanimité dans le monde scientifique, sont tout à fait interdits pour le genre humain, encore et surtout que tout y passe : produits à base de plantes, notamment d'écorces, de noyaux de fruits, de racines, et l'huile de foie de morue qui est utilisée en suppositoire. Il semble qu'une quantité non négligeable de ces produits vient en grande partie du pays de Pelé, le Brésil.

Il existe aussi des mixtures faites de poudre d'écorce mélangée au beurre de karité qu'on applique sur la partie souhaitée et le miracle se produit, dit-on. Sans compter ces terribles comprimés dont les scientifiques indiquent leur teneur cancérigène.

Sur le sujet, des médecins ont déjà expliqué que les huiles « Bobaraba » et « Botcho » peuvent par ailleurs provoquer de sérieux problèmes lors de l'accouchement, des enflures sur d'autres parties du corps ou des difficultés aux nourrissons pour les femmes qui allaitent.

Il est grand temps que la réflexion de la communauté internationale se fasse plus sérieuse sur ces types de dérives. Il est vrai qu'on a ici affaire à un droit consacré par les constitutions, la Charte des Nations Unies : celui que possède l'individu sur son corps.

Si l'on a du mal à empêcher aux transsexuels de vivre les transformations de leurs corps jusqu'aux ablations, comment interdire à une femme de faire pousser son postérieur parce qu'elle se sentirait mieux dans son corps et dans son esprit ? Difficile équation qui ne doit pas empêcher de trouver des solutions lorsqu'à l'évidence, cela devient une question de santé humaine et que, plus que les intéressés, cela porte atteinte à la vie des nourrissons et d'enfants innocents !

Aristide Ouédraogo

# Posté le mercredi 14 mai 2008 16:47

Etienne M'Bappé et les Jazz Stagiaire

Etienne M'Bappé et les Jazz Stagiaire

# Posté le mardi 06 mai 2008 06:54

Modifié le mardi 06 mai 2008 07:45