L'Association « JAZZ A OUAGA » présente, du 25 avril au 03 mai 2008 : JAZZ A OUAGA, 16ème EDITION
FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUES
Thème : LE JAZZ DANS LA CITE : UN FACTEUR DE DEVELOPPEMENT LOCAL
Lieux : OUAGADOUGOU - BOBO-DIOULASSO- YAKO- OUAHIGOUYA- KAYA- TENKODOGO- PO
A – Historique du festival
Le Festival a été créé en 1992 à Ouagadougou, à l'initiative du M. Guy Maurette alors directeur du CCF-Georges Méliès et un groupe de mordus de jazz. Le succès est vite acquis et le festival allait se tenir tous les ans, sur une à quatre semaines, entre février et Mars à raison d'un à deux concerts par semaine. A partir 1995, la durée du festival est ramenée sur une semaine autour de la journée de la Francophonie, le 20 mars.
En 1997, le Festival affiche son ambition de démocratiser le jazz et investit d'autres lieux comme le Zaka et le Wakatti Arts Café. En 2000 du Festival qui consacre la décentralisation en proposant des concerts hors de Ouaga, Bobo-Dioulasso et Koudougou.
B – OBJECTIFS DE L'ASSOCIATION JAZZ A OUAGA
accroître la culture jazzistique des publics de Ouagadougou et du Burkina à travers des actions de sensibilisation telles que des conférences, des expositions, des séances vidéo et cinématographique,
organiser chaque année un festival de jazz afin d'apporter au public des musiques de jazz et du monde
Contribuer à la formation des musiciens au Burkina Faso par la rencontre et la confrontation avec d'autres pratiques musicales.
C – MOYENS D'ACTIONS
Concerts de musique,
Formations,
Masters Class,
Expositions,
Conférences,
Projections vidéo et cinématographique,
Promotion artistique etc.
D – EXPERIENCE - ACTIONS DEJA ENTREPRISES
♫ 16 Editions du Festival sans discontinuer depuis 1992.
♫ Mise en place du JOB (Jazz Orchestra du Burkina)
♫ Production d'un film documentaire « Sur les traces du Bembeya Jazz »
I) JUSTIFICATION DU THEME « Dans tous les pays, les pouvoirs publics s'emploient essentiellement à promouvoir le premier secteur, le marché ou le second secteur, l'État, mais négligent le troisième secteur, celui de la culture, car ils ne réalisent pas son rôle crucial dans l'instauration de la confiance et du fonctionnement du marché. Les institutions culturelles d'une société, églises, organisations laïques, associations culture, confraternités, clubs sportifs, groupes artistiques et organisations non gouvernementales, sont la véritable source de la confiance sociale. C'est leur existence qui rend possible celle des marchés. Dans les pays où ce troisième secteur est vigoureux et bien développé, l'économie prospère car pour prospérer librement, l'économie doit s'appuyer sur la force des liens sociaux et communautaires ». (Jeremy RIFKIN, économiste américain)
Depuis quelques temps déjà, les autorités politiques du BF ont maintes fois souligné que l'avenir économique et touristique de notre pays passait par la culture. Plus que jamais, la culture est au coeur de la ville. Mais combien d'autorités politiques, surtout au niveau décentralisé font sienne cet état de fait. A leur décharge, nous comprenons qu'entre les urgences au niveau de la santé, de l'éducation ou de l'accès à l'eau potable, il n'y ait plus beaucoup de place pour la culture, le divertissement, la musique. Ne se trompent-ils pas ? Car pour paraphraser Albert Lincoln qui disait « vous pensez que la formation coûte cher. Essayez donc l'ignorance », à Jazz à Ouaga nous disons « vous pensez que la culture et la solidarité sociale coûtent cher. Essayez donc l'ennui, la perte de sens et la rupture des liens sociaux ».
Dans un contexte de mondialisation, où l'État est devenu un l'unique acteur de la concurrence économique mondiale, la culture est désormais largement reconnue comme vecteur de développement économique. Par sa propension à générer un environnement créatif qui attire les investisseurs et les talents de la nouvelle économie basée sur le savoir et l'innovation, la culture est appelée à devenir de plus en plus présente dans la réalité de nos pays.
Ce n'est donc pas un hasard si l'on associe naturellement le tourisme à la culture. Selon une récente étude, seulement 20% des touristes qui visitent un pays mentionnent la culture, en son sens large, comme principal motif de voyage. Même si un grand nombre de touristes ne se considèrent pas comme des touristes culturels, la forte majorité des séjours inclut au moins une activité culturelle. Combien de touristes ont découvert le Burkina par l'entremise du FESPACO, du SIAO et les autres manifestations culturelles majeures de notre pays ?
C'est pourquoi le succès populaire et touristique que connaissent de nombreux festivals est une illustration de ce potentiel de la culture en tant que « promoteur du développement local ». Jazz à Ouaga 2008 ambitionne, par la décentralisation maximale de ses activités d'animer et de faire vivre les villes intérieures du Burkina. Ceci aura l'avantage en l'espace de quelques jours, de pointer un projecteur sur ces contrées ''perdues'', les mettant au centre de l'actualité culturelle burkinabé. Celles-ci en tireraient bien évidemment des dividendes qui boosteraient un tant soit peu l'économie locale. II) LE PROJET JAZZ A OUAGA 2008
JAZZ A OUAGA 2008, c'est :
II.1 : le Festival de musique jazz et apparentées
Pendant 10 jours, des artistes de renommée internationale se succéderont sur les différentes scènes du festival pour des soirées riches en sonorités blues et jazz.
AVANT-PROGRAMME
1. Toumani DIABATE & le Symétric Orchestra (Mali)
2. Ray LEMA (RD. Congo)
3. Ba CISSOKO (Guinée)
4. Les WOODY (Côte d'Ivoire)
5. Roland TCHAKOUNTE blues trio (France-Cameroun)
6. Gangbé Brass Band (Bénin)
7. Raaga Trio (Suisse-Mali-Burkina)
8. Yapa jazz Quartet (France)
9. Funduck (Belgique)
10. Mike Del Ferro Trio (Hollande)
11. Etienne Mbappé (Cameroun)
12. Jean GOUBALD (RD. Congo)
13. ULTRASON (Congo- Brazzaville)
14. Fabian Kallerdahl Quartet (Suède)
15. Bil Aka Kora (Burkina Faso)
II.2 : La Caravane du jazz ou la musique au c½ur du Burkina ; 2ème Edition Notre souci et notre volonté ont toujours été de rapprocher les spectacles de ces musiques dites élitistes vers les publics de l'intérieur de notre pays. Nous avons aussi constaté que comme c'est souvent le cas, la culture risquait d'arriver en retard dans notre décentralisation. Pour faire en sorte que la décentralisation politique soit de paire avec la décentralisation culturelle et afin de participer à ''l'éducation'' musicale des publics de l'intérieur, cette caravane sillonnera le Burkina d'est en ouest et du nord au sud. Nous allons proposer aux maires de les aider à réfléchir à l'édification d'une vie culturelle locale dans les villes Le jazz ira à la rencontre des populations de Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Yako, Kaya, Tenkodogo et Po. Il s'agira de créer dans ces contrées, une fête musicale regroupant musiciens locaux, autorités municipales et acteurs au développement.
II.3 : Le concours de musique « Jazz Performance 2008 » Le Burkina regorge d'excellents instrumentistes pas toujours connus et n'ayant pas souvent l'occasion de se produire sur les grandes scènes en dehors des cérémonies familiales (mariages, baptêmes). Nous avons aussi constaté que la plus part des artistes burkinabé se font toujours accompagnés par les mêmes instrumentistes. La tendance est à chercher ses musiciens parmi les ''requins'' connus de la place. Pourtant, nous savons qu'il existe de talentueux instrumentistes qui n'ont pas toujours l'occasion de se faire connaître. Le concours de musique que jazz à Ouaga initie cette année dénommée « Jazz Performance 2008 » est un événement musical mettant en valeur les jeunes talents et leurs créations inédites. Il s'agira de faire en sorte que la programmation des artistes locaux qui se fait traditionnellement lors des 1ères parties des concerts soit le socle de ce concours. Ainsi tous les soirs, avant le groupe principal, l'occasion sera offerte à des ensembles musicaux burkinabé de s'exceller pour décrocher les 3 prix proposés par le concours à savoir le Saxo d'or, de bronze et d'argent.
II.4 : La rencontre musicale « Kinsasha/Ouaga » entre Ray Lema-Jean Goubald-Bil Aka Kora ou quand la Djongo swingue avec la Rumba congolaise
"Il n'y a pas de creux dans ma vie. Je vais là où m'appelle la musique". Ray LEMA
« Kinsasha-Ouaga » : la rencontre musicale entre Ray Lema, Jean Goubald et Bil Aka Kora est un événement majeur de jazz à Ouaga 2008.
Ray est un des musiciens africains les plus curieux. Toujours en quête de nouveautés, de découvertes et d'inspirations, il n'a de cesse de sillonner la planète et d'enrichir son travail qui est certainement aujourd'hui une des plus belles synthèses entre musiques africaines et sons du monde entier. Ray, quand il joue, nous donne l'impression que tout est facile, on oublie la technique pour ne garder que la beauté de la mélodie. Avec lui, le métissage des genres et des influences est parfaitement réussi, avec un sens de l'à propos musical et multilingue qui touche au but à chaque fois : un hymne intimiste, profondément original et rempli d'émotion, d'une technique vertigineuse et transparente sous les doigts d'un pèlerin- pianiste aventurier et passionné. Ray a enchaîné les rencontres et les collaborations : avec Steward Copeland (le batteur de "Police"), les français Jacques Higelin, Charlélie Couture ou encore Alain Bashung, le jazzman allemand Joachim Khün, le trio vocal bulgare "Ch½ur Trékia, les Tyours Gnaoua du Maroc... Toujours fidèle à sa manie de faire éclater les barrières.
Bil Aka Kora, s'inscrit dans la mouvance Afro-beat mais son style original s'accommodait mal de cette définition trop large. Il a su allier le son traditionnel aux exigences mélodiques de la chanson contemporaine pour donner naissance à un véritable style. Alors est née la Djongo Music du nom d'un des rythmes kasséna, son ethnie d'origine. Bil maîtrise parfaitement cette danse qu'il a su moderniser au fil de ses prestations. La Djongo Music telle qu'il la ressent et l'exprime, repose sur cette notion de force. Qu'elle soit dansante ou mélancolique, il s'agit toujours d'une musique où l'artiste se donne sans réserve.
Jean Goubald Kalala, est un guitariste doublé d'un chanteur émérite. Ne le cherchez pas dans l'annuaire des musiciens modernes. Il est atypique et sa musique, un cocktail de sonorités empruntées au reggae, au blues, au R&B, au jazz mais aussi à quelques influences méditerranéennes et orientales qu'il rajoute à sa rumba congolaise. Un mélange savant qui assaisonne chacune de ses chansons tour à tour lyriques, plein d'humour et parfois pathétiques Ses textes en lingala et en français peignent notre société sans complaisance. Héros d'un style qui ose défier le Ndombolo populaire, création emblématique à cheval sur deux générations, Jean Goubald symbolise aujourd'hui en République Démocratique du Congo, la musique de demain Son style est fondé sur sa voix chaleureuse, la pureté de sa guitare sèche et sur ses textes qui conjuguent sur le même ton rimes et rires Ses accents chargés de spiritualité, ses suggestions venant d'un univers où la joie et la douleur, la foi et le désespoir se côtoient et vivent ensemble...
Une résidence réunira ces 3 ''monstres'' en vue de la création d'un spectacle unique. Du fleuve Congo aux Pics du Nahouri, la symphonie « Kinsasha-Ouaga » nous mènera vers un voyage au coeur d'une diversité d'influences musicales...éclatant de raffinement.
III) OBJECTIF GENERAL DE JAZZ A OUAGA 2008 Créer une animation culturelle dans les villes du Burkina Faso par le jazz, en vue de participer au développement local.
IV) OBJECTIFS SPECIFIQUES : 1. Organiser des concerts de niveau professionnel durant 10 jours pour permettre à des musiciens de prester dans des conditions optimales de sons et de lumières
2. Organiser des concerts dans 5 villes du Burkina Faso afin de créer un évènement culturel fédérateur au niveau local
3. Permettre à des artistes locaux de se frotter à des artistes professionnels afin qu'ils prennent conscience de leur capacité à vivre de la musique
4. Donner l'occasion à des artistes méconnus de ''s'affronter'' dans un challenge en vue d'obtenir une certaine notoriété musicale
V) RESULTATS DE JAZZ A OUAGA 2008 A l'issue de jazz à Ouaga 2008 : 1. 10 concerts de haut niveau eurent lieu à Ouaga et 4 à Bobo Dioulasso
2. Des rencontres musicales conviviales sont organisées dans 5 villes (Ouahigouya, Yako, Kaya, Tenkodogo et Po.
3. La pratique musicale des musiciens locaux est renforcée par la confrontation d'avec des professionnels de l'art musical
4. une création musicale inédite a été réalisée par la confrontation entre musique congolaise et rythmes du Burkina
5. 3 prix ont été décernés aux meilleurs groupes participant au concours « jazz performance 2008 »
Association Jazz à Ouaga
– 01 BP 4733 Ouagadougou 01 –
Tél. (226) 50 35 60 05/70 25 85 08 – Fax (226) 50 31 65 00
E-mail : jazz_ouaga@yahoo.fr - Site web : http://jazz.zcp.bf
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