RAY-BILL-GOUBAL : Un trio de feu

RAY-BILL-GOUBAL : Un trio de feu

Ce vendredi 25 avril 2008, nous sommes arrivés au Reemdoogo aux environs de 10h. Les Lieux grouillent de monde. Aicha Koné, Floby et Sissao sont présents pour peaufiner un spectacle. Dans une salle à coté, Jean Goubal Kalala est en pleine répétition. Face à lui, deux géants de la musique africaine qui ne s'étaient pas vus depuis belle lurette: Ray Lema et Lokua Kanza. Ils écoutent attentivement et apprécient. Mais Lokua doit partir. Son emploi du temps est chargé. Petite séance de photo et poignées de mains on continue de répandre quelques notes agréables avant de mettre fin à la séance. Nous nous retrouvons à la cafète pour échanger un peu. Quelques heures après, arrive Bill Aka Kora, programmé pour répéter dans l'après midi. Moment formidable !!
Ces trois larrons qui se sont retrouvé au jardin Reemdoogo, parlent presque le même langage et partagent une même vision sur l'évolution de la musique africaine.
Ray Lema, le doyen du trio, s'inquiète et se dit conscient de la programmation musicale qui est en train de prendre le pas sur la musique live. Il interpelle les autorités de sur les enjeux de la culture et de ne pas permettre a l'occident de devenir une boite a rythmes.
Ils demandent à nos autorités de s'investir pour mettre en valeur des instruments modernes
et traditionnels pour donner un nouvel élan a la musique africaine, un transfert de connaissances entre les deux concepts
Selon Goubald Kalala, la rencontre entre Bill, Ray et lui n'est pas le fait du hasard. Il le qualifie de mariage artistique qui peut changer beaucoup de choses dans une nouvelle dynamique de la musique africaine. Cette rencontre est pour lui un mariage definitf et ensemble ils vont corriger les manquements afin trouver les solutions définitives et ils comptent beaucoup sur l'expertise du doyen Ray Lema.
Quant a Bill, il met l'accent sur la musique instrumentale. Sa référence, la guitare de Tenga qui existe depuis les annees 1960 et qui continue de faire des merveilles.
Bill compte sur Ray Lema pour parfaire ses projets. Le model « atalakou » ne reflète
pas sa vision de donner plus de crédibilité a sa musique.
En somme, la rencontre du Reemdoogo avec ce trio rodé de la musique africaine nous a permis de toucher du doigt les vrais problèmes qui minent la musique africaine et, avec cette volonté unifiée, les premiers acteurs de ce combat, ils feront de sorte que notre musique ne meurt à jamais.

David Sanon

# Posté le mardi 29 avril 2008 16:05

Anselme Sawadogo : « La programmation artistique du festival s'est faite sur la base du

Anselme Sawadogo : « La programmation artistique du festival s’est faite sur la base du
Anselme Sawadogo : « La programmation artistique du festival s'est faite sur la base du
c½ur... »

Nombreux sont ceux qui se posent des questions concernant l'organisation de jazz à Ouaga. Nous avons rencontré Anselme Sawadogo, trésorier de l'Association Jazz à Ouaga, et membre de la coordination du comité d'organisation du festival.


M. Sawadogo, vous êtes le trésorier de l'Association Jazz à Ouaga, pouvez vous nous dire comment est né le festival ?

Le festival est né sous l'initiative de monsieur Guy Morette actuellement à Antananarivo à Madagascar et ancien directeur du Centre Culturel français Georges Méliès de Ouaga, que je salue en passant qui a eu l'idée créer ce festival avec des amis, tous passionnés de musique.
Le festival à évolué au sein du CCF de Ouaga de 1992 jusqu'en 1998. A l'arrivée d'un nouveau directeur du CCF en 1999, le festival s'est pris en charge. La direction a été confiée à Vincent Koala qui fut membre d'ordre de l'Association Jazz à Ouaga. En 2001, l'Association décide de mettre en place une coordination pour piloter le festival. Cette même coordination fait la programmation des artistes, contacte les sponsors, les partenaires, et monte les dossiers.

Très souvent des voix se lèvent qu'a à la programmation des artistes, pouvez vous nous parler de vos critères de sélection ?

Vous savez, dans un festival, il fau avoir un esprit. A Jazz à Ouaga, nous avons un esprit de partage, de communication musicale. La programmation de cette année s'est faite sur la base du c½ur.

Que voulez vous dire par programmation faite sur la base du c½ur ?

Quand je parle de programmation faite sur la base du c½ur, je parle des artistes qui ont du c½ur, des artistes qui ont envie de partager leur musique, des artistes qui ne sont pas en quête d'argent voir show-business à la fois. Vous le savez bien, il existe des artistes qui décident de voyager en classe affaire, qui exigent des hôtels de prestige. Nous ne disposons pas de moyens nous nous permettant de le faire. C'est pourquoi notre programmation comme je l'ai dit tantôt, est basée sur le c½ur. Cette programmation consiste à inviter des artistes qui ont envie de venir jouer ici à Ouaga, de venir échanger avec les artistes burkinabé et surtout, partager leur musique. Ray Lema qui est une figure emblématique de la musique africaine est actuellement en résidence de création avec des artistes tels que Bil Aka Kora et Jean Goubal. Lui aussi est habité par cet esprit de partage. Et vous le savez en terme de finance ce que deux semaines de résidence coûte !



Pourquoi ce choix d'opérer avec des artistes de c½ur ? Enregistrez vous des difficultés ?

Vous savez, le problème classique au niveau de tous les festivals reste le côté financier. Quand nous finissons avec une édition du festival, nous pensons déjà à l'édition à venir. C'est gros un travail car il y'a le montage des dossiers etc En général, le gros souci reste les finances. Une fois que le côté financier est réglé, le reste devient un problème organisationnel. Et depuis quelques années cela fonctionne bien, les artistes sont contents, l'ambiance est bonne.

Cette année l'innovation du festival reste le concours Jazz Performance que Africalia Belgium a bien voulu soutenir. Comment est née l'idée ?

L'idée est partie d'un constat à l'édition 2007 du festival. Des amis qui sont venus suivre les spectacles m'ont dit un jour, qu'ils ont remarqué que les mêmes instrumentistes accompagnaient les artistes burkinabès. La remarque était pertinente ! Nous avons donc entrepris d'organiser un concours afin de récompenser les trois meilleurs. Vous le savez, il y'a de très bons instrumentistes qui passent leur temps à animer dans des cérémonies de mariage, de baptême mais n'ont jamais eu cette opportunité de faire une scène professionnelle. Nous avons voulu donner une occasion aux talents de se faire connaître. Il s'agit du saxo d'or pour le premier, le saxo d'argent pour le deuxième et le saxo de bronze pour le troisième. Africalia Belgium qui reste notre partenaire privilégié a bien voulu nous accompagner tout en finançant entièrement le concours. L'objectif à travers ce concours, c'est de déceler les meilleurs instrumentistes. Parmi une vingtaine de groupe, nous avons retenu six, et j'espère que parmi ces six, nous retiendrons les trois meilleurs.

Quels seront les membres du jury ?

Vous savez dans les concours, les membres du jury restent secrets. Nous ne pouvons pas vous décliner leur identité parce qu'ils font un travail assez sensible. Je vous invite au soir du 03 mai!

Cette année sera la deuxième édition de la caravane Jazz à Ouaga, quelle sera la particularité de cette édition ?

L'un des objectifs de l'Association, reste la démocratisation du jazz, rendre cette musique populaire. Nombreux sont ceux qui pensent que le jazz reste une musique d'initiés, de puriste, d'une classe sociale donnée et tout de suite je vous dis que ce n'est pas vrai. Comment réussir cette démocratisation, c'est d'emmener le jazz à l'endroit ou il n'a pas cette habitude d'aller. La caravane traversera des villes comme Ouahigouya, Zorgho, Kaya et Pô. Ces contrées n'ont pas cette habitude d'accueillir ce genre de spectacle live. Nous faisons des choses biens, avec une sono professionnelle, de la lumière également professionnelle et des artistes désormais professionnels.

Jazz à Ouaga entretient t'il des rapports avec d'autres festivals visant à permettre aux artistes burkinabés de tourner dans ces festivals?

Bien sure ! depuis 2004 nous avons mis en place un réseau de festival de jazz en afrique. Il fonctionne tant bien que mal ce réseau, et nous essayons de faire tourner ces artistes. Mike Del Ferro, un pianiste hollandais se produira en spectacle ici à Ouaga et jouera à la clôture du festival de jazz de Saint Louis du Sénégal. Bil Aka Kora se produira de même à Conakry. Jean Goubal de la RDC est programmé pour jazz à Ouaga. C'est pas toujours facile, mais nous essayons de créer des passerelles, l'un des objectifs du festival jazz à Ouaga.

Quelque chose d'autre à ajouter ...

Je remercie le public burkinabé d'avoir adopté le festival. Voila six mois que nous travaillons sur cette édition, des nuits blanches, des heures au téléphone etc. Je suis satisfait de 'engouement autour de cet évènement et cela procure toujours du plaisir. Je merci aux artistes, à tous nos partenaires. Sans eux, rien ne serait fait. Le festival nous demande beaucoup de moyens. Merci à tous et bon festival.



Propos recueillis par Davy Philippe Koutiangba
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# Posté le mardi 29 avril 2008 15:51

POUR QUE VIVE LA PASSION

POUR QUE VIVE LA PASSION
POUR QUE VIVE LA PASSION

Un philosophe à dit que rien de grand ne s'est accompli dans ce monde sans passion.
Depuis 1992, des passionnés du jazz, ce genre musical dont l'évocation du seul nom engendre des émotions, ont décidé de crée un cadre de rencontre et de partage de passion. Seize ans après, leur élan ne s'est pas estompé. De mémoire d'homme, c'est le seul festival de la sous-région qui ait pu faire autant d'éditions sans interruption. Pour cela, il a fallu plus que la simple envie de faire un festival. Il y a certainement derrière tout cela un défi de répandre de la musique de qualité. La preuve, un concours a été introduit cette année. Après une phase de présélection, six groupes ont été retenus pour emboucher le Saxo d'or 2008. Aussi, en plus des villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, celles de Ouahigouya, Zorgho, Kaya et Pô accueilleront aussi des spectacles.
Offrir des programmations de rêves aux mélomanes à seulement 1000FCFA, il faut le faire !! Des grands noms tels Ali Farka Touré, Cheick Tidiane Seck, Bembeya Jazz National, Rido Bayone, Ray Lema et j'en passe ont inscrit en lettre d'or leur nom au répertoire de ce festival désormais respectable. Il faut reconnaître que rare sont les initiatives culturelles, venant du privé, qui ont une pérennité de cette envergure.
Cette année, Ba Cissoko, Les Woody, Ray Lema, Bill Aka Kora, Jean Goubal Kalala et bien d'autres talents sont là pour partager avec les mélomanes ce qu'ils savent faire le mieux, la musique !!
Rendons leur la politesse pour que ceux qui organise cette précieuse rencontre, à avoir plus d'énergie pour la suite. Tonton Ray a dit qu'il ne faut pas retenir l'énergie. Il faut lui permettre de circuler si on veut que l'Afrique avance. Alors, courage à ceux comme l'association Jazz à Ouaga qui militent dans ce sens pour que vivent la passion.

David Sanon

# Posté le mardi 29 avril 2008 15:48

Modifié le mardi 29 avril 2008 16:02

Belmond artiste musicien Camerounais a su émouvoir le public ouagalais

Belmond artiste musicien Camerounais a su émouvoir le public ouagalais
Belmond artiste musicien Camerounais a su émouvoir le public ouagalais

Lundi 25 avril 2008, c'est tenu au centre culturel français Georges Méliès à Ouagadougou le lancement du 16 festival de jazz à Ouaga dont le thème cette année est « Jazz dans la cité, un facteur de développement local ». A 20h 30, intervint successivement le mot de bienvenue du présentateur de la soirée, du discours du responsable de l'association jazz à Ouaga monsieur djiguimdé, enfin celui de monsieur Stanislas Meda directeur du cabinet du ministre de la culture, du tourisme et de la communication qui a hautement apprécié la tenu d'un tel festival tout en donnant l'impact et sa portée pour le Burkina.

à l'introduction de Belmond, artiste musicien camerounais de grande renommée dont le talent n'est plus à démontrer, il interpréta le titre d'un grand jazzman avant d'ouvrir son propre répertoire. Alors que d'autres le découvraient, certains savouraient déjà ses belles mélodies les yeux fermés.Les jazzistes qui ont pris part à l'ouverture de édition ont vécu d'intenses moments de musique vu la diversité des thèmes abordés et de l'idéal défendu par l'artiste .
Après le concert, Belmond a permis à ses fans de le rencontrer et de partager de bons moments avec lui, star présente au rendez-vous de la terrasse et du Nirvana night club .Malqré la coïncidence de la tenue des kundés à celle de jazz à Ouaga le centre culturel français a fait salle comble.


# Posté le mardi 29 avril 2008 15:42

Du 25 avril au 03 mai 2008 : Jazz à Ouaga, 16ème édition

L'Association « JAZZ A OUAGA » présente, du 25 avril au 03 mai 2008 : JAZZ A OUAGA, 16ème EDITION

FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUES

Thème : LE JAZZ DANS LA CITE : UN FACTEUR DE DEVELOPPEMENT LOCAL

Lieux : OUAGADOUGOU - BOBO-DIOULASSO- YAKO- OUAHIGOUYA- KAYA- TENKODOGO- PO

A – Historique du festival

Le Festival a été créé en 1992 à Ouagadougou, à l'initiative du M. Guy Maurette alors directeur du CCF-Georges Méliès et un groupe de mordus de jazz. Le succès est vite acquis et le festival allait se tenir tous les ans, sur une à quatre semaines, entre février et Mars à raison d'un à deux concerts par semaine. A partir 1995, la durée du festival est ramenée sur une semaine autour de la journée de la Francophonie, le 20 mars.

En 1997, le Festival affiche son ambition de démocratiser le jazz et investit d'autres lieux comme le Zaka et le Wakatti Arts Café. En 2000 du Festival qui consacre la décentralisation en proposant des concerts hors de Ouaga, Bobo-Dioulasso et Koudougou.

B – OBJECTIFS DE L'ASSOCIATION JAZZ A OUAGA

 accroître la culture jazzistique des publics de Ouagadougou et du Burkina à travers des actions de sensibilisation telles que des conférences, des expositions, des séances vidéo et cinématographique,
 organiser chaque année un festival de jazz afin d'apporter au public des musiques de jazz et du monde
 Contribuer à la formation des musiciens au Burkina Faso par la rencontre et la confrontation avec d'autres pratiques musicales.

C – MOYENS D'ACTIONS

 Concerts de musique,
 Formations,
 Masters Class,
 Expositions,
 Conférences,
 Projections vidéo et cinématographique,
 Promotion artistique etc.

D – EXPERIENCE - ACTIONS DEJA ENTREPRISES

♫ 16 Editions du Festival sans discontinuer depuis 1992.
♫ Mise en place du JOB (Jazz Orchestra du Burkina)
♫ Production d'un film documentaire « Sur les traces du Bembeya Jazz »

I) JUSTIFICATION DU THEME « Dans tous les pays, les pouvoirs publics s'emploient essentiellement à promouvoir le premier secteur, le marché ou le second secteur, l'État, mais négligent le troisième secteur, celui de la culture, car ils ne réalisent pas son rôle crucial dans l'instauration de la confiance et du fonctionnement du marché. Les institutions culturelles d'une société, églises, organisations laïques, associations culture, confraternités, clubs sportifs, groupes artistiques et organisations non gouvernementales, sont la véritable source de la confiance sociale. C'est leur existence qui rend possible celle des marchés. Dans les pays où ce troisième secteur est vigoureux et bien développé, l'économie prospère car pour prospérer librement, l'économie doit s'appuyer sur la force des liens sociaux et communautaires ». (Jeremy RIFKIN, économiste américain)

Depuis quelques temps déjà, les autorités politiques du BF ont maintes fois souligné que l'avenir économique et touristique de notre pays passait par la culture. Plus que jamais, la culture est au coeur de la ville. Mais combien d'autorités politiques, surtout au niveau décentralisé font sienne cet état de fait. A leur décharge, nous comprenons qu'entre les urgences au niveau de la santé, de l'éducation ou de l'accès à l'eau potable, il n'y ait plus beaucoup de place pour la culture, le divertissement, la musique. Ne se trompent-ils pas ? Car pour paraphraser Albert Lincoln qui disait « vous pensez que la formation coûte cher. Essayez donc l'ignorance », à Jazz à Ouaga nous disons « vous pensez que la culture et la solidarité sociale coûtent cher. Essayez donc l'ennui, la perte de sens et la rupture des liens sociaux ».

Dans un contexte de mondialisation, où l'État est devenu un l'unique acteur de la concurrence économique mondiale, la culture est désormais largement reconnue comme vecteur de développement économique. Par sa propension à générer un environnement créatif qui attire les investisseurs et les talents de la nouvelle économie basée sur le savoir et l'innovation, la culture est appelée à devenir de plus en plus présente dans la réalité de nos pays.

Ce n'est donc pas un hasard si l'on associe naturellement le tourisme à la culture. Selon une récente étude, seulement 20% des touristes qui visitent un pays mentionnent la culture, en son sens large, comme principal motif de voyage. Même si un grand nombre de touristes ne se considèrent pas comme des touristes culturels, la forte majorité des séjours inclut au moins une activité culturelle. Combien de touristes ont découvert le Burkina par l'entremise du FESPACO, du SIAO et les autres manifestations culturelles majeures de notre pays ?

C'est pourquoi le succès populaire et touristique que connaissent de nombreux festivals est une illustration de ce potentiel de la culture en tant que « promoteur du développement local ». Jazz à Ouaga 2008 ambitionne, par la décentralisation maximale de ses activités d'animer et de faire vivre les villes intérieures du Burkina. Ceci aura l'avantage en l'espace de quelques jours, de pointer un projecteur sur ces contrées ''perdues'', les mettant au centre de l'actualité culturelle burkinabé. Celles-ci en tireraient bien évidemment des dividendes qui boosteraient un tant soit peu l'économie locale. II) LE PROJET JAZZ A OUAGA 2008

JAZZ A OUAGA 2008, c'est :
II.1 : le Festival de musique jazz et apparentées

Pendant 10 jours, des artistes de renommée internationale se succéderont sur les différentes scènes du festival pour des soirées riches en sonorités blues et jazz.

AVANT-PROGRAMME

1. Toumani DIABATE & le Symétric Orchestra (Mali)
2. Ray LEMA (RD. Congo)
3. Ba CISSOKO (Guinée)
4. Les WOODY (Côte d'Ivoire)
5. Roland TCHAKOUNTE blues trio (France-Cameroun)
6. Gangbé Brass Band (Bénin)
7. Raaga Trio (Suisse-Mali-Burkina)
8. Yapa jazz Quartet (France)
9. Funduck (Belgique)
10. Mike Del Ferro Trio (Hollande)
11. Etienne Mbappé (Cameroun)
12. Jean GOUBALD (RD. Congo)
13. ULTRASON (Congo- Brazzaville)
14. Fabian Kallerdahl Quartet (Suède)
15. Bil Aka Kora (Burkina Faso)

II.2 : La Caravane du jazz ou la musique au c½ur du Burkina ; 2ème Edition Notre souci et notre volonté ont toujours été de rapprocher les spectacles de ces musiques dites élitistes vers les publics de l'intérieur de notre pays. Nous avons aussi constaté que comme c'est souvent le cas, la culture risquait d'arriver en retard dans notre décentralisation. Pour faire en sorte que la décentralisation politique soit de paire avec la décentralisation culturelle et afin de participer à ''l'éducation'' musicale des publics de l'intérieur, cette caravane sillonnera le Burkina d'est en ouest et du nord au sud. Nous allons proposer aux maires de les aider à réfléchir à l'édification d'une vie culturelle locale dans les villes Le jazz ira à la rencontre des populations de Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Yako, Kaya, Tenkodogo et Po. Il s'agira de créer dans ces contrées, une fête musicale regroupant musiciens locaux, autorités municipales et acteurs au développement.

II.3 : Le concours de musique « Jazz Performance 2008 » Le Burkina regorge d'excellents instrumentistes pas toujours connus et n'ayant pas souvent l'occasion de se produire sur les grandes scènes en dehors des cérémonies familiales (mariages, baptêmes). Nous avons aussi constaté que la plus part des artistes burkinabé se font toujours accompagnés par les mêmes instrumentistes. La tendance est à chercher ses musiciens parmi les ''requins'' connus de la place. Pourtant, nous savons qu'il existe de talentueux instrumentistes qui n'ont pas toujours l'occasion de se faire connaître. Le concours de musique que jazz à Ouaga initie cette année dénommée « Jazz Performance 2008 » est un événement musical mettant en valeur les jeunes talents et leurs créations inédites. Il s'agira de faire en sorte que la programmation des artistes locaux qui se fait traditionnellement lors des 1ères parties des concerts soit le socle de ce concours. Ainsi tous les soirs, avant le groupe principal, l'occasion sera offerte à des ensembles musicaux burkinabé de s'exceller pour décrocher les 3 prix proposés par le concours à savoir le Saxo d'or, de bronze et d'argent.

II.4 : La rencontre musicale « Kinsasha/Ouaga » entre Ray Lema-Jean Goubald-Bil Aka Kora ou quand la Djongo swingue avec la Rumba congolaise

"Il n'y a pas de creux dans ma vie. Je vais là où m'appelle la musique". Ray LEMA

« Kinsasha-Ouaga » : la rencontre musicale entre Ray Lema, Jean Goubald et Bil Aka Kora est un événement majeur de jazz à Ouaga 2008.

Ray est un des musiciens africains les plus curieux. Toujours en quête de nouveautés, de découvertes et d'inspirations, il n'a de cesse de sillonner la planète et d'enrichir son travail qui est certainement aujourd'hui une des plus belles synthèses entre musiques africaines et sons du monde entier. Ray, quand il joue, nous donne l'impression que tout est facile, on oublie la technique pour ne garder que la beauté de la mélodie. Avec lui, le métissage des genres et des influences est parfaitement réussi, avec un sens de l'à propos musical et multilingue qui touche au but à chaque fois : un hymne intimiste, profondément original et rempli d'émotion, d'une technique vertigineuse et transparente sous les doigts d'un pèlerin- pianiste aventurier et passionné. Ray a enchaîné les rencontres et les collaborations : avec Steward Copeland (le batteur de "Police"), les français Jacques Higelin, Charlélie Couture ou encore Alain Bashung, le jazzman allemand Joachim Khün, le trio vocal bulgare "Ch½ur Trékia, les Tyours Gnaoua du Maroc... Toujours fidèle à sa manie de faire éclater les barrières.

Bil Aka Kora, s'inscrit dans la mouvance Afro-beat mais son style original s'accommodait mal de cette définition trop large. Il a su allier le son traditionnel aux exigences mélodiques de la chanson contemporaine pour donner naissance à un véritable style. Alors est née la Djongo Music du nom d'un des rythmes kasséna, son ethnie d'origine. Bil maîtrise parfaitement cette danse qu'il a su moderniser au fil de ses prestations. La Djongo Music telle qu'il la ressent et l'exprime, repose sur cette notion de force. Qu'elle soit dansante ou mélancolique, il s'agit toujours d'une musique où l'artiste se donne sans réserve.

Jean Goubald Kalala, est un guitariste doublé d'un chanteur émérite. Ne le cherchez pas dans l'annuaire des musiciens modernes. Il est atypique et sa musique, un cocktail de sonorités empruntées au reggae, au blues, au R&B, au jazz mais aussi à quelques influences méditerranéennes et orientales qu'il rajoute à sa rumba congolaise. Un mélange savant qui assaisonne chacune de ses chansons tour à tour lyriques, plein d'humour et parfois pathétiques Ses textes en lingala et en français peignent notre société sans complaisance. Héros d'un style qui ose défier le Ndombolo populaire, création emblématique à cheval sur deux générations, Jean Goubald symbolise aujourd'hui en République Démocratique du Congo, la musique de demain Son style est fondé sur sa voix chaleureuse, la pureté de sa guitare sèche et sur ses textes qui conjuguent sur le même ton rimes et rires Ses accents chargés de spiritualité, ses suggestions venant d'un univers où la joie et la douleur, la foi et le désespoir se côtoient et vivent ensemble...

Une résidence réunira ces 3 ''monstres'' en vue de la création d'un spectacle unique. Du fleuve Congo aux Pics du Nahouri, la symphonie « Kinsasha-Ouaga » nous mènera vers un voyage au coeur d'une diversité d'influences musicales...éclatant de raffinement.

III) OBJECTIF GENERAL DE JAZZ A OUAGA 2008 Créer une animation culturelle dans les villes du Burkina Faso par le jazz, en vue de participer au développement local.

IV) OBJECTIFS SPECIFIQUES : 1. Organiser des concerts de niveau professionnel durant 10 jours pour permettre à des musiciens de prester dans des conditions optimales de sons et de lumières
2. Organiser des concerts dans 5 villes du Burkina Faso afin de créer un évènement culturel fédérateur au niveau local
3. Permettre à des artistes locaux de se frotter à des artistes professionnels afin qu'ils prennent conscience de leur capacité à vivre de la musique
4. Donner l'occasion à des artistes méconnus de ''s'affronter'' dans un challenge en vue d'obtenir une certaine notoriété musicale

V) RESULTATS DE JAZZ A OUAGA 2008 A l'issue de jazz à Ouaga 2008 : 1. 10 concerts de haut niveau eurent lieu à Ouaga et 4 à Bobo Dioulasso
2. Des rencontres musicales conviviales sont organisées dans 5 villes (Ouahigouya, Yako, Kaya, Tenkodogo et Po.
3. La pratique musicale des musiciens locaux est renforcée par la confrontation d'avec des professionnels de l'art musical
4. une création musicale inédite a été réalisée par la confrontation entre musique congolaise et rythmes du Burkina
5. 3 prix ont été décernés aux meilleurs groupes participant au concours « jazz performance 2008 »

Association Jazz à Ouaga
– 01 BP 4733 Ouagadougou 01 –
Tél. (226) 50 35 60 05/70 25 85 08 – Fax (226) 50 31 65 00
E-mail : jazz_ouaga@yahoo.fr - Site web : http://jazz.zcp.bf
Membre de la Plateforme Culturelle du Burkina Faso

# Posté le vendredi 25 avril 2008 13:10