Soutenance à L'ENAM : Becker désormais Conseiller des Affaires Economiques

Depuis le 19 mars 2008, notre confrère Boukary Ouédraogo alias Becker, Rédacteur en Chef de Star Hebdo, est Conseiller des Affaires Economiques. Son diplôme, il l'a arraché après une soutenance sanctionnée par la note de 16/20. Mention très bien. C'était à l'Ecole Nationale de l'Administration et de la Magistrature (ENAM).
« Rôle et place de la culture dans le développement ». C'est sur ce thème que Becker a travaillé. Il est parti du constat que les pays africains sont toujours à la traîne malgré la pléthore de plans de développement. Comparativement à des pays asiatiques comme le Japon et Taiwan qui ont misé sur leur culture comme moteur du développement, Becker se demande si le sous-développement de l'Afrique ne résulte pas, en partie au moins, de la non prise en compte de la dimension culturelle dans le développement. Une interrogation qui se justifie puisque pour l'énarque, « la culture est un puissant levier de développement ».

A ses yeux, il apparaît donc important d'accorder à la culture le rôle et la place qui lui reviennent dans toute démarche visant un développement harmonieux. En termes d'apports concrets de la culture au développement, Becker note par exemple qu'elle est un facteur de réduction de la pauvreté, qu'elle est un vecteur de citoyenneté et de développement de la société civile. Il ajoute que la culture est un terreau fertile pour la prévention des conflits et qu'elle peut également permettre aux entreprises de soigner leur image de marque et d'accroître leur compétitivité.

Pour toutes ces raisons, la conviction de Becker est faite : « Loin d'être résiduelle, la dimension culturelle est ce qu'il y a de déterminant dans la lutte des peuples pour leur développement ».

A l'issue de l'exposé oral, des appréciations et des différentes questions, le jury a décerné la note de 16/20, mention très bien à Boukary Ouédraogo.

En plus de ses nombreuses années de pratiques journalistiques, de nouveaux horizons se dégagent donc pour Becker. Bon vent !

Arsène Flavien Bationo (bationoflavien@yahoo.fr)

# Posté le vendredi 18 avril 2008 16:52

DISCOURS D'OUVERTURE DU PARRAIN DE LA 14è EDITION DE LA SNC

Ici, nous sommes au Burkina, la TERRE Ancestrale des Hommes Fiers d'avoir des Hôtes et de donner l'Hospitalité.
Nous sommes au Pays où on se salue :
Avec nos artistes choralistes
Nos c½urs se saluent :
Bonjour, Good morning,
Lafi bembe,
E ni sogo ma
Yam wle

On se salue et on se souhaite la Paix:
Peace, laafi, Héré, Jamni, Pace,

Ici on se salue comme au village de tous :
En se tendant les mains
En donnant la main
Chemin du c½ur qui s'ouvre
Et accepte les mêmes joies, les mêmes angoisses et les mêmes peines.

Ici on se fait les salutations,
Et on se donne les nouvelles du village, de la famille, de chaque côté.

Oui, rien de mal, rien que la paix
La nouvelle est bonne :
C'est la Fête de l'Art et des Artistes
La fête du souvenir
La fête du rendez-vous de jour
La fête de demain,
Pour les générations futures

Ici pour la Fête, soyons présents.
Soyons tous de la Fête
Et que la Fête des Arts et des Artistes
Soit fête pour tous,
Fête par tous
Fête avec tous

Conscient de l'insigne honneur qui m'est fait
•à savoir être parrain de la XIVème édition de la Semaine nationale de la culture (S.N.C),
•c'est-à-dire porter dans les bras, d'un c½ur paternel, ce qui va naître et grandir en ces moments historiques
•grâce aux artistes et artisans des beaux arts dans les domaines variés...

Je vous salue autorités sous le patronage desquelles nous vivrons et respirerons ces jours dédiés à la culture non seulement locale, particulière et nationale mais tout autant à un niveau humain, universel de la culture, le culturel universel.

Je vous salue autorités citoyennes et démocratiques, vous qui depuis les Provinces et les Régions, les Mairies rurales et centrales, permettez aux créateurs et faiseurs de l'expression artistique et esthétique de s'épanouir, de progresser et de produire au-delà des frontières ce qui tient au patrimoine du génie humain.
Salut à vous, hommes et femmes des Arts et de la Culture.
Créateurs de la beauté artistique et esthétique,

Vous qui luttez selon votre savoir faire et dans les conditions modestes avec du matériau rebelle et fragile.
Et qui par vos talents et votre génie, faites jaillir en sons, images, lumière et formes diverses,
Ces ½uvres tirées de votre c½ur et de notre terre,
Pour la joie de nos yeux et de nos cités, accompagnant nos heures de rassemblement et de dispersion,
Grâce à ces trace que vous laissez dans notre imaginaire populaire et communautaire, berçant nos nuits...tard, bien tard...loin et bien loin.

Enfants et jeunes,
Hommes et femmes de culture,
Amis de la culture qui êtes là, permettez-moi de revenir à un premier aspect inédit mais important de ce parrainage.
A 70 ans passés, il m'a été demandé d'être le parrain d'une Fête de la jeunesse, d'½uvres de la jeunesse se préparant pour la Cité de demain, à une vie citoyenne durable et authentique.
C'est ici que mesurant la distance d'âge et de références,
Je me suis souvenu non seulement des Racines culturelles au village avec ses valeurs ancestrales, mais du long chemin parcouru depuis les cercles culturels au temps de l'Administration Coloniale où ont brillé des noms comme Lompolo KONE, Moussa KARGOUGOU puis les Festivals des Arts et de la Culture à Dakar, Bamako, Lagos,
Pour en arriver aux Maisons des Jeunes et de la Culture qui ne couvraient même pas le cadre national, passant par les biennales du Mali, jusqu'aux Journées culturelles de Bobo au temps des Mamadou DJERMA, Paul HENRY, André KAMBOU et autres.
La période Révolutionnaire à partir des différentes propositions dont celles de Matourkou 1985, nous a valu la Création de la Semaine Nationale de la Culture
. Ouaga 83
. Gaoua 84
. Bobo 86
. Koudougou-Réo 88
. Bobo 90
. Bobo 92
. Bobo 94
. Bobo 96
. Bobo 98
. Bobo 2000
. Bobo 2002
. Bobo 2004
. Bobo 2006
. Bobo 2008

Ce premier aspect touche le Vieux de 70 ans qui vous parle.

Venons en à un second aspect : pour qui connaît l'histoire des peuples de pensée occidentale dont nous émargeons à bien de titres, une interrogation vient à l'esprit la distinction, la séparation et même la division des domaines et acteurs de la culture moderne est consommée d'avec ceux du sacré et de la religion surtout confessionnelle ;
Et elle a été un acquis aux contours douloureux dans les rapports entre autre la religion et l'Etat républicain laïc.

Alors, homme et femme de culture et de religion, chacun pour sa part doit en être conscient.

C'est pourquoi parler de parrainage et le placer dans les bras et le c½ur d'un homme de religion, c'est poser un acte majeur de maturité culturelle de la part de notre Faso.
dans la manière de comprendre et de pratiquer la laïcité,
dans l'effort d'associer au patrimoine culturel, traditionn et évolution culturelle dans la modernité
et l'orientation de la politique culturelle de notre pays.

J'invite les tenants de la religion traditionnelle ancestrale qui tiennent beaucoup de nos origines égyptiennes et ceux des communautés et confessions venant elles aussi de l'Orient Moyen :
- à un effort de contextualisation de nos croyances, rites et conduites
- à un effort de rendez-vous avec l'histoire présente, moderne et future de notre nation multi-culturelle
- à un dialogue de vérité

où entre religion et culture dans la cité il y a :
- distinction de domaines,
- séparation des compétences,
- division des responsabilités ;
- en vue d'unes reconnaissance mutuelle où chacune dans le respect citoyen et démocratique, apporte sa contribution à l'essor du patrimoine de la cité et de la nation, et à la transmission des raisons de vivre et d'espérer aux générations de demain.

Nous sommes invités à clarifier, exprimer et renforcer ces raisons de vivre et d'espérer sans allégeance aux décideurs politiques, et nous laisser instrumentaliser. Nous déplorons tous la fragilité de nos pratiques citoyennes et démocratiques. Si la perte du sens sacré et des valeurs religieuses et spirituelles devait conduire notre société.

-au nom du laïcisme et du sécularisme,
-au nom d'une tolérance de mauvaise foi,
-à l'indifférence, à la négligence, le refus, et le mépris des valeurs dans ce qui fait notre vivre ensemble en des domaines fondamentaux que sont :
-les valeurs morales et éthiques
-les systèmes éducatifs et pédagogiques
-le sens de la vie
-la garantie républicaine des libertés religieuses et des diversités spirituelles.
« Loin de toute nouvelle forme d'allégeance ou, l'inverse, d'instrumentalisation, l'attitude des décideurs politiques traduit la nécessité de franchir un troisième seuil, c'est-à-dire la demande démocratique d'une nouvelle conversation culturelle et d'un nouveau mode de présence des sagesse religieuses dans l 'espace social ! » (O. R. 4 :9,mars 2008 p.5)
« Le christianisme, matrice principale de la modernité politique, ne refuse jamais de servir la cité, surtout lorsque celle-ci, un peu plus loyale quant à ses dettes historiques et plus lucide quant à ses limites, sollicite le meilleur que la vie spirituelle et la vie religieuse puissent donner, sur la mémoire et les attentes de l'humain, les types praticables d'universalité, la question rationnelle de la vérité et le sens du mystère »

Le projet de la XIVème édition de la SNC a mis sous nos yeux les enfants, adolescents, la jeunesse. Ces fleurs plus ou moins fragiles des générations de demain
Comment leur parler ? Quels mots utiliser ?

Chers fils, filles et amis,
Vos demandes sont nombreuses et elles dépassent ce que vous avez reçu et savez de la mémoire culturelle de notre patrimoine traditionnel ou ancestral, dont il ne vous reste qu'un souvenir ambigu.
Vos attentes dépassent ce que la modernité nous a transporté en science nettement détachée de la conscience.

Ainsi entre tradition ancestrale véhiculée par la langue et les coutumes d'une part et d'autre part les contraintes de la globalisation, notre identité culturelle souffre.
Vous, les jeunes en êtes les premières victimes.

La fête d'une semaine que nous allons vivre avec vous et grâce à certains d'entre vous, ne doit pas être un jour sans lendemain.

Nous le savons

Dans le grand match qui a opposé les traditions et coutumes ancestrales à la modernité, la victoire n'a pas été de leur côté. La modernité a pris le dessus. Mais à l'équipe qui a perdu une victoire, la valeur de lutte et les raisons de lutter ne sont pas enlevées, car les joueurs et acteurs sont là pour la prochaine.

La présentation de nos arts et artistes traditionnels, tenus encore souvent sous la coutume n'est pas une finale pour les choses passées.

La culture, c'est la manière de vivre aujourd'hui, de penser, de se conduire, de manger, de danser, de vivre ensemble, de s'habiller en prenant en compte nos racines traditionnelles et, hors les formes coutumières, de les confronter à la modernité.

S'il y a art, c'est l'art pour tous, dans la cité multicuturelle
Tel est le premier défi
Le second défi tient aux moyens et instruments dérisoires
Le troisième défi est fonction du matériau, plus ou moins fragile et le quatrième touche la question des valeurs : quels sont les critères, les canons qui disent la beauté kalo-agathos disaient les grecs de ce qui est beau-juste-bon ?
Enfin le cinquième défi pose une réelle difficulté : quelle est la portée de vos efforts et de vos ½uvres ? Relèvent-elles de la coutume ? du moderne ? de l'horizon national, inter-africain, international ?

Retenons pour terminer

La culture
« Colo, colere » en latin
Nous partons des choses de la vie
Voici un homme bien cultivé
Voici un champ bien cultivé
C'est-à-dire cultiver, dans l'idée d'entretenir, développer, fréquenter, étudier, soigner.
A la racine du mot, il y a l'idée de mettre en valeur : on travaille la terre, le corps, l'esprit, l'homme : d'où culture des champs (agriculture), culture du corps (culture sportive), culture de l'esprit (éducation, formation).

Le musée
Dans leur vision du monde, les traditions des grecs pensaient que neuf (09) divinités présidaient aux arts libéraux (histoire, éloquence et poésie, tragédie, comédie, musique, danse, élégie, lyrisme, astronomie).

Chez le peuple grec, dans la ville d'Athènes, un temple, un lieu sacré était dédié au neuf muses, protectrice des arts et des sciences. Trois siècle avant Jésus Christ, le roi Ptolémée 1er réunit dans son Palais de la ville d'Alexandrie en Egypte (Afrique), philosophes et savants.

Il y installe une riche bibliothèque et la consacre aux muses : c'est le premier musée.

Musée, musique viennent du même mot :muse car la musique est par excellence, l'art des muses, alliant la grâce de l'invention à la précision du savoir.

Elle est aussi attention consciente au monde en ce qui est autour et ce qui l'entoure : ce qui fait son dehors (extérieur), son dedans (intérieur) et les relie (inter-lien).

De génération en génération, la culture est attention consciente de l'être personnel et social, intention d'être, de pouvoir et savoir, avec le souci (soin) de recevoir, acquérir, donner. La culture apprend et s'apprend.

Education tire ses origine de racines culturelles, exprimant un profil d'homme (humanité, humanisme) : le fait d'être homme, selon une culture.
La culture est mère de l'éducation et la fille éducation doit valoriser la culture.

La rencontre des cultures est un fait humain et social de nos jours.

Reconnaître la présence et l'importance des cultures est une prise de conscience indispensable.
S'identifier soi-même comme personne individuelle, morale ou sociale à partir de son passé culturel, son patrimoine, son héritage et ses traditions coutumières donne un esprit de citoyens et un c½ur humaniste. Ainsi la rencontre des cultures ne demeure pas un choc mais se trouve facilitée.

L'éducation joue ici un rôle de ressort, de levier et de pont (Rallye, relais, passerelle), de génération en génération pour la transmission des raison de vivre et d'espérer à ceux de la prospérité aux générations de demain.

Que le Tout Puissant source de tous ces dons bénisse la fête des arts et des artistes.

Monseigneur Anselme Titianma SANON

# Posté le jeudi 10 avril 2008 17:06

Le CCF et la Journée Internationale de la Francophonie

Comme le 20 Mars de chaque année, le Centre Culturel Français Georges Méliès (CCF) fête la journée internationale de la Francophonie. C'est l'occasion pour les 170 millions de personnes qui parlent le français à travers le monde de fêter leur langue commune.
C'est aussi un moment privilégié pour affirmer l'engagement de la Francophonie sur la scène internationale en faveur de la démocratie et de la diversité culturelle et linguistique. D'ailleurs la Francophonie a été la première organisation internationale à affirmer l'importance de la diversité culturelle.
A l'occasion de la soirée d'ouverture de la journée internationale de la Francophonie, deux artistes se partageaient la scène. Au programme : un répertoire de chansons interprétés en Français par Khanzai et un florilège de contes du terroir moaga dits par KPG. Khanzai, ou Seydou Sana est auteur, compositeur et interprète. Passionné de poésie, parolier d'exception, il s'est affirmé lors de cet événement grandiose comme une voix originale. Quand à KPG, Kientega Pingdéwindé Gérard, il a un art pour la parole. Les contes présentés au CCF font partie d'un spectacle qui a connu un franc succès dans plusieurs festivals en Afrique et en Europe. Les Yeleen / Kantala sont fidèles au public, en effet, ils ont mis le feu lors ce cette journée de la francophonie. Yeleen signifiant « lumière » en Bambara et Kantala « ce qui est bon » en Senoufo. L'engouement de la jeunesse du Burkina pour ces deux groupes est sans égal. Le Duo Piazzola qui nous vient du Canada a eu peu de succès lors de cet événement. Ce duo n'est pas connu du public Burkinabé alors qu'il a bénéficié d'une bonne couverture presse. Au programme, Tango passionné, Choro enjoué, valse enlevante, prélude émouvant et bien d'autres. Tous ces spectacles étaient gratuits. Tout comme le Français, la musique est un langage qui transcende les frontières des pays, des styles, des époques et qui porte en elle la richesse des rencontres entre les cultures. Composées dans les pays de la Francophonie, les musiques de ces concerts nous font voyager du Nord au Sud et d'Est en Ouest.
Coté cinéma, il y a eu la projection d'un film intitulé « La puce à l'oreille », qui est une suite de séquences de trois minutes racontant les origines de trente expressions populaires. Comment dans un pays africain qui tente de vivre démocratiquement, une création littéraire de qualité parvient-elle à exister ?en effet, il y'a eu un autre film qui tente de dresser le bilan de la vie littéraire au Mali. Enfin, le club des lecteurs du CCF s'est associé à la journée inernationale de la francophonie avec une série d'animations. Le CCF est satisfait de cette journée malgré qu'il subissait une concurrence de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) qui s'ouvrait à la même période à Bobo Dioulasso. Hormis ces activités, le service de communication essaie au maximum de rencontrer les différentes écoles de la place pour leur présentér le CCF.
Il faut dire que le Centre Culturel Français, créée en 1963, est une des premières structures culturelles installées au Burkina Faso. Antérieurement dénommé " Centre Culturel Franco-voltaïque ", il prend en 1985 le nom de Centre Culturel Français Georges Méliès pour saluer la mémoire d'un des génies du cinéma français, l'inventeur du trucage. Situé en plein centre de la ville de Ouagadougou, à quelques pas du marché central (aujourd'hui malheureusement fermé), côté Est de la place de la Nation et à 50 m de la SONABEL, le CCF a en son sein plusieurs cadres d'épanouissement tels une bibliothèque, un cinéma, une cafétéria et un centre de ressources multimédia

Adam SISSOKO


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 10 avril 2008 17:04

FASO HIP HOP AWARDS ACTE II


Le samedi 22 Mars 2008, a été le point final après 7 jours de concert et de sound system avec des rappeurs, danseurs, graffeurs nationnaux – underground et overground- et des artistes internationaux. Les rideaux sont tombés sur la 2ème édition du Faso hip-hop awards au jardin de la musique Reemdogo.

Ouagadougou a vibré pendant une semaine, au rythme des meilleurs sons rap du moment. Le festival qui récompense les meilleur acteurs du mouvement Hip-hop dans toutes les disciplines, a fait le tour des quartiers les plus chauds de la capitale Zogona , patte d'oie, degamson ont accueilli des concerts et des sound system durant tout le festival. Le point de chute a été la cérémonie de remise des trophées ce samedi 22 mars 2008 au Reemdogo.
La soirée a été une sorte de cérémonie- concert avec en première partie Ziza, Kritik, Disque dur, Rime mortelle, Anta yaafa, Diesel (Gabon), Wilio, maliaka, Douni yam
C'est à 21h30 que oncle Phil et As power, chargé de l'animation de cette première partie, égrènent les 19 catégories et les noms de près de 70 nominés.

Le cérémonial proprement dit est présenté par Idriss et Alino avec des artistes confirmés tels que wemteng clan, Leekma, Basic soul Téré pirattak,Kayshee Monteano (Congo/Benin)
Selon les dires du président du jury, choisir 19 lauréats sur les 70 nominés n'a pas été chose facile. Mais comme il l'a si bien souligné " dans l'ensemble c'est le Hip hop qui gagne".

Après que Féenose et 13 Records, tous les deux absents malheureusement, aient été sacrés respectivement meilleur rappeur de la diaspora et meilleur studio de l'année c'est El Primo qui est le premiers à brandir son trophée de meilleur rappeur underground.
La sortie du livre sonore "unité des contraires ", le 09 février 2008 n'était rien d'autre qu'une prophétie du couronnement du meilleur Slammeur de l'année , Obscur Jaffar.
La catégorie meilleur clip a retenu "Mon choix" de Busta Gaeenga en feat avec Leekma, clip réalisé par Serge B qui, quant à lui décroche le trophée du meilleur animateur radio.
Le grand vainqueur de l'année est incontestablement le groupe Faso Kombat qui réalise le record de quatre trophée en une soirée : meilleur groupe de rap, meilleur album, meilleur voix masculine (David le combattant) et meilleur rappeur de l'année (Malkhöm).
Dans l'ensemble la soirée s'est bien passée mais, la franchise exige qu'on ne passe pas sous silence, deux fausses notes qui ne sont pas passées inaperçues. L'absence du public et l'absence de certains nominés. Certes le public et les sponsors ne se sont bousculés, mais les organisateurs n'ont pas basculé.

Hamidou Valian

Big-up à tout le staff FASO HIP-HOP AWARDS, Faso Rap, Planète Culture. Peace, love, unity...and havin' fun.


Faso Hip Hop Awards 2008 : La liste des lauréats
1.Meilleur rappeur de la diaspora: Feenose
2.Meilleur studio Hip Hop : 13 Records
3.Meilleur rappeur underground : El primo
4.Revelation de l'année : K-djoba
5.Meilleur clip : Mon choix de busta Gaeenga
6.Meilleur arrangeur : Smockey
7.Meilleur rappeur étranger : Djous
8.Meilleur single : original H A,Yeleen,SSB
9.Meilleur radio Hip Hop : Nostalgie
10.Meilleur télevision Hip Hop : SMTV
11.Meilleur Slammeur : Obscur Jaffar
12.Meilleur animateur télé : T-Kill
13.Meilleur album : Diamant et miroir de Faso kombat
14.Meilleur voix masculine : David le combattant de Faso Kombat
15.Meilleur animateur radio : Serge B
16.Meilleur groupe de dance : collectif 1149
17.Meilleur groupe de rap : Faso Kombat
18.Meilleur graffeur : Picasso
19.Meilleur rappeur : Malkhöm de Faso Kombat

# Posté le lundi 31 mars 2008 18:07

Discours de Monsieur le Ministre

Mesdames et Messieurs,
Nous voici de nouveau, réunis au Rond Point Dafra, et cette fois-ci, pour la clôture de la XIVème édition de la Semaine Nationale de la Culture, Bobo 2008. Durant une semaine, plus de 1400 artistes ont rivalisé d'ardeur, qui pour le Grand Prix National des Arts et des Lettres de sa discipline, qui pour la promotion de sa troupe à travers des animations dans la cité culturelle de Sya. Ces prestations, que ce soit dans les arts plastiques, appliqués et du spectacle, dans les sports traditionnels ou au tir à l'arc, confirment l'implication croissante de nos populations des régions et de la diaspora, de nos établissements scolaires et universitaires, de nos associations et organisations, dans la vie artistique et culturelle. Au-delà de cette implication, chaque festivalier retiendra la ferme volonté d'un pays de placer l'homme au centre du développement, et donc de valoriser ce qu'il y a de plus cher pour lui, sa culture.

Mesdames et Messieurs,
Une connaissance approfondie de notre patrimoine culturel, matériel et immatériel passe par l'éducation culturelle, une éducation qui rompt avec la conception traditionnelle de la culture. En effet, de la notion étroite qui confinait la culture à la réflexion sur le degré de raffinement des arts et des lettres, à l'éducation au goût que les humanités classiques avaient pour mission de façonner, à l'exercice des arts, notre action vise une éducation plus large, intégrant la vision, les valeurs, les traditions et les coutumes qui caractérisent les peuples.

Si on connaît les pyramides d'Egypte, les temples de l'Acropole à Athènes, le Forum Romain et les cathédrales du Moyen - Age, c'est parce qu'un travail préalable a été fait pour en faciliter l'enseignement. Une merveille de l'histoire comme Tombouctou reste encore méconnue et ce serait peu dire que d'affirmer que la jeunesse burkinabè ignore les richesses des royaumes Mossi, Gourmantché, bobo ou peulh qui ont fait la fierté de notre pays.

On sait encore moins sur les peintures rupestres de Pobé Mengao, les ruines de Loropéni ou de Kissi, trésors grâce auxquels on peut aujourd'hui assurer que dès le quatrième siècle après Jésus Christ, il existait une civilisation sur le territoire burkinabè, alors que jusque très récemment, on datait cette présence du VIIème siècle. Je suis certain que d'autres vestiges existent encore ailleurs, comme de vives démonstrations de la créativité et de l'intelligence de nos peuples depuis l'antiquité.

C'est pourquoi, j'invite notre jeunesse, nos chercheurs et promoteurs culturels à mettre aussi leur talent dans l'étude, la valorisation et la promotion de notre patrimoine culturel, matériel et immatériel, car il est le témoin des réalisations palpables du passé des peuples, la confirmation du niveau d'exercice de leur créativité, de leur intelligence.

Mesdames et Messieurs,
Cette édition s'achève sur une note de satisfaction, satisfaction des artistes d'avoir contribué par leurs prouesses à l'édification et à la consolidation de notre identité culturelle, satisfaction des participants d'avoir vécu des moments intenses de ressourcement culturel, satisfaction de l'administration culturelle d'avoir posé la première pierre du palais de la culture de Bobo-Dioulasso.

Ce temple de la culture dont l'architecte principal est le Président du Faso lui-même, sera un cadre propice de promotion de la création et de l'industrie culturelle. C'est pourquoi, je voudrais réitérer mes sincères remerciements à son excellence Blaise Compaoré, président du Faso, président du Conseil des ministres pour cette sollicitude à l'endroit des artistes et de la population de Bobo-Dioulasso, à son excellence Tertius Zongo, Premier Ministre, chef du Gouvernement pour son intérêt réitéré pour la culture.

J'adresse mes vives félicitations à tous les lauréats qui, dans leurs disciplines respectives, nous ont gratifiés de moments d'intenses émotions qui seront gravés dans les annales de la SNC. Dans l'esprit de réussir brillamment cette édition, le comité national d'organisation n'a pas ménagé ses efforts pour produire un programme où tous les participants pouvaient se retrouver. Je voudrais les en féliciter chaleureusement et en leur nom solliciter l'indulgence de nos hôtes pour toutes les imperfections qu'ils auraient constaté au cours de cette Semaine.

Mesdames et Messieurs,
Je ne saurais terminer cette allocution sans dire merci à tous ceux qui ont contribué à la tenue de cette édition. Mes remerciements s'adressent particulièrement aux partenaires techniques et financiers, à l'UNICEF, à l'OIF, à tous les médias nationaux et au nombre important d'organes de presse étrangère.

Je voudrais également faire une mention spéciale à la vaillante population de la ville de Sya, au conseil municipal de la commune de Bobo-Dioulasso, au gouverneur de la région des Hauts-Bassins ainsi qu'au Haut commissaire du Houet pour leur investissement sans réserve dans l'organisation de cette fête de la culture.

A toutes les personnes qui, d'une manière ou d'une autre, ont travaillé à la réussite de cette manifestation et que je ne saurai citer nommément, je dis une fois encore merci, merci pour tout.

Je souhaite un bon retour à tous dans vos foyer et pays de résidence en espérant que vous avez passé un séjour agréable dans la capitale culturelle du Burkina Faso.

Sur ce, je déclare close la XIVème édition de la Semaine Nationale de la Culture, Bobo 2008, et vous donne rendez-vous pour la XVème édition qui aura lieu du 27 mars au 03 avril 2010.



Je vous remercie.

# Posté le lundi 31 mars 2008 18:05